Arnaque à la Yescard : quand c’est trop beau, c’est du pipeau !

On la voit fleurir sur différents sociaux avec un certain succès : l’arnaque à la Yescard consiste à vous promettre une carte de retrait contrefaite qui vous permettra de retirer un petit paquet d’argent… la promesse a beau être illégale, elle est suffisamment alléchante pour en tenter plus d’un.

Une Yes Card, qu’est-ce que c’est ?

Une Yes Card est une carte à puce qui vous dit toujours « oui » quand vous lui demandez de l’argent, quel que soit le code secret entré. Sympathique, non ? Il s’agit en fait d’une carte contrefaite qui présente certaines limites… et mais qui, surtout, ne fonctionne plus depuis plus de 10 ans, les banques ayant renforcé des protections bien trop minces à l’époque.

Aux yescards, ont succédé les « Clone cards » : il s’agissait cette fois-ci de copier de vraies cartes sur des supports contrefaits. Là encore, les possibilités de clonage se sont considérablement réduites avec le temps et les dernières tentatives du genre ont été rapidement interceptées par les force de l’ordre.

Dernier modèle en date, les Mim Cards (Mim pour « Man In the Middle », ou « attaque de l’intercepteur ») qui sont en fait des clone cards interceptant les données d’autres cartes pour en réaliser une contrefaçon.

Quel que soit le modèle, ces différents types de carte ne sont JAMAIS revendus sur internet et pour les rares qui peuvent encore fonctionner doivent faire l’objet de procédures très élaborées pour être utilisés sans être rapidement arrêté. Toute proposition de Yes, Clone ou MiM card est donc toujours une arnaque… contre laquelle les victimes ne peuvent rien : qui porterait plainte pour s’être fait escroquer en voulant acheter quelque chose d’illégal ?

Le principe de l’arnaque

Whatsapp, Skype et Snapchat semblent être les principales voies de communication de cette escroquerie aujourd’hui, mais certains n’hésitent pas à construire des sites web dédiés ou à chasser par email ou Facebook. Bref, peu importe le moyen, on vous fait finalement entrer en relation avec un vendeur « underground » de yescard par l’entremise d’un contact récent et/ou peu fiable. On vous propose alors différentes cartes avec différents plafonds : il vous suffit de verser une petite somme (autour de 150€) et des retraits pour des milliers d’euros s’offrent à vous !

Bien sûr, vous savez que c’est illégal, mais vous avez le sentiment de voler personne si ce n’est des banques qui ont bien moins besoin de cet argent que vous… Vous savez aussi que l’individu avec lequel vous échangez est louche mais c’est normal : c’est un professionnel de la contrefaçon. Vous êtes également conscient qu’il y a un risque mais l’occasion vous paraît trop belle pour ne pas tenter votre chance.

Vous envoyez donc l’argent qui vous est demandé. On vous demandera en général de payer en coupons PCS (ou Transcash, Ucash et tous les autres du même genre). Moyen qui, on en a déjà parlé, a le mérite pour l’escroc d’être quasiment intraçable. A l’occasion, certains pourront proposer des méthodes alternatives comme Skrill, Western Union ou le bitcoin.

Ensuite, vous ne recevez évidemment rien et votre mystérieux contact vous fait suivre tout un tas de bonnes excuses pour vous demander un peu plus d’argent ou pour vous envoyer balader… s’il ne vous bloque pas purement et simplement. Certains sont plus subtils : ils vous envoient une carte à puce et vous redemandent ensuite de l’argent pour obtenir le code. Le code fourni, si jamais vous payez, ne fonctionnera bien entendu jamais.

Quelques exemples

Commençons par de grands champions du genre : « yescardclub ». On trouve chez eux toute la panoplie du petit escroc à la yescard bidon :

  • des vidéos supposées prouver que leurs yescards fonctionnent
  • tout un exposé technico-commercial censé impressionner
  • des références aux anonymous pour faire « underground » même si ça n’a rien à voir avec la semoule

Continuons avec ce dialogue entre un certain « yescard darknet » (oh mon dieu, comme ce nom est sombre et mystérieux !) et une de ses victimes qui démontre bien comment se passent les choses une fois que vous avez envoyé l’argent.

Et pour finir, regardons les superbes photos provenant de Mounia et Mr Karelo : de jolies cartes à puce blanches annotées au marqueur !

Ca a beau « faire vrai », fabriquer ces fausses preuves est d’une simplicité déconcertante ! Bien plus simple en tout cas que de se lancer dans la contrefaçon de carte bancaire…

Enfin, la seule chose à retenir, c’est comme d’habitude sur Internet : « quand c’est trop, c’est que c’est pipeau !« .

Arnaque à la Yescard : quand c’est trop beau, c’est du pipeau !
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1 réponse

  1. durand dit :

    bonjour le site suivant (http://darksection.com/) arnaque il demande de payer la carte puis bloque l’acheminement et demande de payer des taxes puis de payer le livreur…. la carte n’arrive jamais! avec un site « http://lap0ste-particuliers.com/ » avec un zero a la place du o…. qui soit disant fait le suivi de colis…
    http://darksection.com/
    Mail: darknetsection@gmail.com
    Skype: darknetsection

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