Le dropshipping : une arnaque double-face !

Vous ne le savez peut-être pas, mais si vous êtes un internaute moyen, vous avez déjà forcément été confronté au dropshipping. Non ? Mais si ! Lorsque vous avez vu une pub Facebook pour cette montre sympa à un prix incroyable ou encore cette trottinette électrique avec une belle promo… Vous n’avez pas cliqué ? Vous avez bien fait ! Mais comment reconnaître le dropshipping et éviter les risques qu’il vous fait courir ? En quoi s’agit-il souvent d’une arnaque « double face » ? Signal Arnaques vous dévoile les techniques à l’oeuvre pour mieux les déjouer…

Côté pile, vous avez des acheteurs qui pensent faire une bonne affaire en achetant un produit à un prix attractif. Côté face, vous avez des apprentis-marchands qui tentent de faire fortune sur internet en appliquant plus ou moins bien les recettes dépassées de quelques gourous douteux. Au final, vous n’avez presque que des perdants… si ce n’est quelques intermédiaires qui, eux, gagnent à tous les coups ! Mais alors comment ça marche ? C’est ce que nous allons voir.

Le Dropshipping expliqué à ma mère

Pour faire simple, le dropshipping consiste à vendre un produit que vous n’avez pas tout en vous faisant passer pour un vendeur parfaitement normal. Vous créez votre petite boutique en ligne avec quelques produits bien choisis chez quelques fabricants (9 fois sur 10 asiatiques) et lorsque vos clients passent commande, ce sont ces fameux fabricants qui leur livrent directement la marchandise chez eux.

Pour le client, le dropshipping est donc déjà quelque part en soi une arnaque puisqu’il y a tromperie sur la nature de la boutique en ligne : celle-ci n’est en fait qu’un paravent entre lui et le fabricant… ce qui, comme nous allons le voir, n’est pas sans conséquence !

Pourquoi absolument éviter d’acheter chez un dropshipper

Certains pourraient me dire : « où est le problème ? la plupart des boutiques ne fabriquent pas elles-mêmes ce qu’elles vendent ! » Certes, un commerçant « normal » ne fabrique pas les produits qu’il vend… mais il les achète, les stocke, contrôle leur qualité et assure le service après-vente en cas de problème. Cela veut donc dire qu’avec un dropshipper :

  • Vous n’avez aucune garantie sur la qualité : les produits sont en général à très bas coût, ne respectent pas forcément les normes européennes et s’avèrent dans bien des cas être des contrefaçons d’autres produits. Les photos mises en avant par la boutique sont souvent trompeuses et embellissent beaucoup les produits par rapport à ce que vous recevrez. Le dropshipper ne gérant aucune logistique, réussir à retourner le produit au bon endroit et à obtenir un remboursement tient du miracle.
  • Vous devez vous attendre à des délais importants ! Les produits viennent directement de l’autre bout de la Terre puisque le commerçant européen qui vous vend le produit n’en a aucun en stock.
  • Le produit pourra ne jamais arriver : les dropshippers sont de petites sociétés qui n’ont qu’un faible contrôle sur des fabricants qui sont loin d’eux. Outre, les escroqueries et les incidents logistiques, les problèmes de réglementation ou une mauvaise gestion des taxes de leur part peuvent parfois aboutir à la disparition des produits avant qu’ils n’arrivent chez vous.
  • Vous pouvez faire une croix sur le SAV : pour toutes les raisons évoquées au dessus, il n’y en aura pour ainsi dire pas
  • Vous n’avez aucun recours en cas de problème : les dropshippers sont en général des toutes petites structures récentes qui n’ont pas d’image de marque à défendre. Même si elles veulent faire quelque chose, elles s’avèrent complètement désarmées face à un problème important d’un de leur fabricant et sont incapables d’indemniser qui que ce soit. Situées à l’étranger ou insolvables, elles sont d’une manière ou d’une autre à l’abri d’une éventuelle décision judiciaire défavorable.

Comment reconnaître le dropshipping à presque tous les coups

Les dropshippers ont quelques caractéristiques assez faciles à identifier :

  • Ils ont une politique publicitaire très ciblée sur Facebook : de jolies photos, un prix attractif, des commentaires élogieux, et surtout la petite mention « publication sponsorisée »… vous avez là un bon candidat de lien sur lequel ne surtout pas cliquer !
  • Leur site a une durée de vie en général limitée : étant donné qu’ils rencontrent souvent rapidement des problèmes, les sites de dropshipping encore actifs sont récents.
  • La société qui est derrière le site est la plupart du temps petite, très jeune et n’a aucun élément qui puisse assurer sa pérennité (les auto-entreprises y sont extrêmement fréquentes). Dans certains cas, elle est carrément basée à l’étranger (au Royaume Uni, aux USA ou dans un paradis fiscal).
  • Une petite recherche sur Internet à leur sujet aboutit souvent à des sites communautaires de défense des internautes comme Signal Arnaques

Bref, si vous suivez nos 5 techniques pour reconnaître un site d’arnaques, vous devriez assez vite les repérer !

Les « dropshippers » aussi perdants !

Le pire avec les dropshippers, c’est que la plupart d’entre eux sont aujourd’hui perdants : beaucoup ont été attirés vers ce modèle par quelques vendeurs de rêves qui leur ont promis qu’ils pourraient facilement faire fortune. Et oui ! D’après eux, en trouvant quelques fournisseurs sur Aliexpress, en montant une boutique avec Shopify, en calibrant quelques pubs Facebook et en automatisant le tout avec Zapier, on peut générer un petit pactole en travaillant peu comme dans la « semaine de 4 heures » de Tim Ferris.

Au final, ces nouveaux entrepreneurs s’aperçoivent rapidement que pour s’en sortir dans le dropshipping, il faut énormément d’effort pour un résultat au moins aussi aléatoire que dans n’importe quel nouveau business. La publicité Facebook se révèle être un gouffre, la gestion des fournisseurs un cauchemar et les marges une peau de chagrin. Entendons-nous bien : le dropshipping a pu fonctionner pour certains il y a quelques années quand la concurrence était moins féroce, le coût de la publicité moins élevé et l’internaute moyen plus naïf. Mais ce temps-là est fini… et si beaucoup de monde continue à vanter les mérites du dropshipping, ce n’est pas complètement innocent.

Les vrais gagnants de l’histoire…

Si vous faites une petite recherche personnelle sur le dropshipping, vous allez trouver une foule de sites vous expliquant que, oui, oui, c’est formidable et que vous aussi, vous pouvez-y mettre en cliquant ici. Soyons clairs : 99% d’entre eux ont quelque chose à y gagner. Vous y trouverez donc :

  • Des gourous vous vendant des formations pour devenir riche. Honnêtement, ceux-là sont la pire espèce et ils auront un article rien que pour eux dans ces colonnes prochainement (avis à la population : nous cherchons des témoins sur le sujet).
  • Des intermédiaires (plateformes d’e-commerce, places de marché, prestataires de paiement, prestataires web) qui toucheront quelque chose que votre business de dropshipping marche ou pas… et qu’il soit une arnaque ou pas !
  • Des sites qui pratiquent l’affiliation et qui touchent des commissions pour vous faire cliquer sur des liens vers une des deux catégories citées au-dessus.

Vous n’êtes pas d’accord ? Vous avez un témoignage ou une question ? Laissez nous un commentaire et faites suivre l’article s’il vous a plu !

134 réponses

  1. John Smith dit :

    Salut, je suis très heureux d’enfin voir quelqu’un d’aussi éclairé que vous pour nous protéger du mieux possible des arnaques ! Malheureusement encore beaucoup trop de gens se font avoir et l’on donne beaucoup plus de visibilité aux arnaqueurs plutôt qu’aux gens comme vous. Je suis tombé sur un article de journal local qui parle de Lucas Bivert, un habitant de la région qui fait soit disant fortune grâce au dropshipping mais j’ai fait des recherches et je doute de plus en plus quand à la véracité de ces dires surtout après avoir vu qu’il vendait des formations hors de prix et carrément des voyages qui les accompagnent à Dubaï ou Marbella par exemple… Que pensez-vous de lui ? Dois-je me méfier ?

  2. Damien dit :

    Bonjour,

    je suis complètement d’accord avec vous.

    Je voudrais moi aussi me lancer dans le e-commerce mais vraiment de qualité en mettant un point fort sur la satisfaction du client

    NY connaissant rien, il est vrai que je cherche à me former mais parmi tous ces youtubeurs je sais pas lequel choisir

    deux on retenu mon intention franck HOUBRE business dynamite et Olivier ALLAIN Amazon révolution.

    Tous deux sont agréé, certifié et peut être financé par le Pôle emploi ou le DIF

    du coup ils m’ont l’air d’être des personnes très sérieuse et passionné

    Il y aussi YOMI DENZEL l’incontournable sur Youtube dans ce domaine mais lui c’est peut être un peu trop business je sais pas

    Avez vous des avis ou des conseils

    Merci

  3. Alain dit :

    Article interessant. Bon sauce française, on critique et diabolise tout parce que ça fait bien de toujours insulter les autres mais il y a des points intéresants.

    J’aimerai donner mon avis de dropshippeur pour confronter un peu les point énoncés.

    Je fais du dropshipping. Je fais un salaire net à 5 chiffres et je vis très confortablement. Pourquoi je suis gagnant ? Justement parce que je ne fonctionne absolument pas comme ce que je vois dans cette description.

    Le dropshipping comme la ruée vers l’or à attiré tous les cas sociaux voulant devenir riche rapidement, et l’absence de barrière à l’entrée ne permet pas une sélectivité des acteurs. On se retrouve donc avec des marchants consciencieux et des pourritures…

    Point par point:
    – Vous n’avez aucune garantie sur la qualité : c’est vrai, tout comme dans un magasin lambda d’ailleurs ou n’importe quelle boutique en ligne avec des stocks. Mais Facebook par exemple est en train de bannir un à un les vendeurs de M***de. Tout vendeur qui veut réussir sait que la clé est la satisfaction client.

    – des délais importants : 100% vrai! C’est pourquoi tout dropshippeur qui veut percer doit être 100% transparent sur les délais pour éviter la frustration car frustration = pas de reccurents + mauvaise note Facebook et compte pub banni.

    – Le produit pourra ne jamais arriver : tous les commerces en ligne ont des soucis de livraison, même les plus grands. Dans ce cas deux solutions : SAV ou Opposition. Les dropshippeur utilisent principalement Stripe et PayPal qui ont une politique de protection client sans égal et qui bloquent les fond en cas de litige et remboursent le client si ce n’est pas résolu.

    – Vous pouvez faire une croix sur le SAV : archi faux. Tout bon dropshippeur a conscience que le SAV est la clé de la pérénité.

    – Vous n’avez aucun recours en cas de problème : archi faux… Il suffit de faire une opposition par téléphone sur un paiement… Et voilà

    Vous critiquez une espèce de commerçants très ciblée qui ne représente qu’une partie infime du dropshipping… Ces profils que vous présentez se retrouvent aussi bien dans des commerces de proximité, ça s’appelle les mauvais commerçants.

    Bref, un sacré pavé réac de la part, une fois de plus, d’un réac frustré qui ne maitrise pas son sujet, ni de près ni de loin… (j’ai d’ailleurs dans mon commentaire, donné plus d’élément pout protéger l’acheteur que dans l’intégralité de votre article)

    • Commentaire intéressant. Bon sauce dropshipper : on essaie de noyer le poisson parce qu’on peut pas vraiment faire autrement mais il y a des points intéressants.

      Point par point :

      – « garantie sur la qualité : tout comme un magasin lambda ».
      => Non, avec une boutique bien connue et qui est soumise au droit de la consommation français, c’est pas du tout la même chose qu’avec les boutiques à faible durée de vie des dropshippers, peu connue et bien souvent à l’étranger.

      – « Les dropshippeur utilisent principalement Stripe et PayPal qui ont une politique de protection client sans égal et qui bloquent les fond en cas de litige et remboursent le client si ce n’est pas résolu. »
      => c’est probablement là où la démonstration de votre vibrante incompétence atteint son sommet. La protection des acheteurs de Paypal et de Stripe n’ont RIEN à voir, RIEN. Paypal a un système de résolution des litiges qui lui est propre et qui protège plutôt mieux que la moyenne les acheteurs. Problème, les pigeons qui se font piquer du fric dans le dropshipping le connaissent mal et l’utilisent insuffisamment. Par contre, Stripe n’a pas de système équivalent qui lui soit propre. Cependant, Stripe INTERDIT l’utilisation de son système de paiement aux dropshippers (ce qui n’empêche pas ces dernier de l’utiliser quand même puisqu’ils n’en ont rien à branler de respecter quoi que ce soit). Pourquoi ? Parce que Stripe qui a l’expérience de centaines de millions de paiements en ligne SAIT qu’il y a effectivement problème avec ce type de pratiques ! Par ailleurs, si Stripe reçoit des réclamations, c’est de manière indirecte via les procédures de chargeback des cartes de crédit. Et comme celles-ci se développent très fort (notamment parce que des gens comme nous expliquent comment les utiliser), Stripe est devenu plus sévère et les dropshippers commencent à se tourner vers d’autres solutions…

      – « Vous pouvez faire une croix sur le SAV : archi faux. Tout bon dropshippeur a conscience que le SAV est la clé de la pérénité. »
      => étant donné le caractère éphémère de la plupart des boutiques de dropshipping, les dropshippers se fichent pas mal de la pérennité. Et pour les quelques personnes honnêtes, le principe même du dropshipping rend très compliqué la gestion du SAV.

      – « Vous n’avez aucun recours en cas de problème : archi faux… Il suffit de faire une opposition par téléphone sur un paiement… Et voilà »
      => vous confirmez là le vide absolu de vos connaissances quant aux procédures de paiement. L’opposition ne peut pas servir à traiter les litiges ou les problèmes de produits non reçus. Le chargeback peut par contre être une solution, mais il ne s’applique que dans des situations précises que nous exposons dans cet article : https://info.signal-arnaques.com/bonnes-pratiques/chargeback-recuperez-votre-argent/

      – « Vous critiquez une espèce de commerçants très ciblée qui ne représente qu’une partie infime du dropshipping »
      => oui, tellement infime qu’un prestataire de paiement comme stripe l’interdit ! Et tellement infime qu’aucun des nombreux commentateurs de cet article qui sont venus défendre votre point de vue n’a été capable de donner un exemple de boutique valable !

      – «  réac frustré qui ne maitrise pas son sujet, ni de près ni de loin »
      => oh oui, je suis tellement frustré, tu m’as percé à jour ! Pour ce qui est de la maîtrise du sujet par contre, avec l’ignorance crasse dont tu viens de faire preuve, je pense que tu n’as pas vraiment de leçon à donner…

  4. julien dit :

    Vous etes tous des menteurs le dropshipping est rentable

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